8.14.2011

Le créateur et le parasite s'affrontèrent - Ayn Rand

Le premier droit de l'homme, 
c'est 
le droit d'être lui-même.  

Et  
le premier devoir de l'homme
est 
son devoir envers lui-même. 

Et  
le principe moral le plus sacré 
 est 
de ne jamais transposer 
dans d'autres êtres 
le but même de sa vie. 
L'obligation morale la plus importante pour l'homme
est 
d'accomplir ce qu'il désire faire, 
à condition que ce principe 
ne dépende pas, avant tout, des autres. 

C'est uniquement selon un tel code que 
peut vivre, penser, créer le créateur.



Mais ce n'est pas là 
la sphère
du gangster, de l'altruiste ou du dictateur.

L'homme pense et travaille seul.
Mais il ne peut pas piller, exploiter ou dominer… seul.
Le pillage, l'exploitation de l'homme par l'homme
et la dictature 
présupposent des victimes,
donc des êtres dépendants.  
C'est le domaine du parasite.

Les conducteurs d'hommes 
ne sont pas des égotistes. 
Ils ne créent rien.
Ils existent entièrement 
en fonction des autres.
Leur but est d'asservir des êtres.  
Ils sont aussi dépendants que 
le mendiant, 
le travailleur social 
ou le bandit.  
La forme de dépendance importe peu.

Mais on enseigna aux hommes 
à considérer 
ces parasites, les tyrans, les empereurs, les dictateurs, 
comme des symboles même de l'égotisme. 



Et grâce à cette immense duperie, 
ceux-ci furent en mesure 
de détruire l'âme humaine, 
la leur 
aussi bien que 
celle des autres.




Depuis le début de l'ère historique, 
les deux antagonistes, 
le créateur et le parasite 
s'affrontèrent. 
Et à la première invention du créateur,  
le parasite répondit 
en inventant l'altruisme.

Le créateur…
honni, persécuté, exploité,
n'en allait pas moins de l'avant,
emportant l'humanité dans le rythme de son énergie. 

Le parasite, lui,
ne faisait rien d'autre que
multiplier les obstacles.
Cette lutte portait d'ailleurs
un autre nom : celle de  
l'individu contre la collectivité.


Le “bien commun” de la collectivité
en tant que race, que classe ou que l’État
fut le but avoué et la justification
de toutes les tyrannies
qui furent imposées à l'homme.
Les pires horreurs furent accomplies 
au nom de l'altruisme.



Est-il possible que 
n'importe quel acte accompli par égoïsme 
ait jamais atteint aux carnages perpétrés 
au nom de l'altruisme ?
La faute en est-elle à l'hypocrisie ou aux principes faux qu'on a inculqués aux hommes ?




Les pires bouchers furent les hommes les plus sincères. Ils croyaient atteindre à la société parfaite grâce à la guillotine et au peloton d'exécution.

Personne ne leur demanda raison de leurs meurtres, puisqu'ils les accomplissaient par altruisme.

Les acteurs changent, 
mais la tragédie reste la même.

Un être soi-disant humanitaire commence par des déclarations d'amour pour l'humanité
et finit par faire verser des mares de sang.


Cela continue et cela continuera tant que l'on fera croire à l'homme qu'une action est bonne à condition de ne pas avoir été dictée par l'égoïsme.

Cela autorise l'altruiste à agir 
et oblige ses victimes à tout supporter.
Les chefs des mouvements collectivistes
ne demandent jamais rien pour eux-même,
mais observez les résultats.


Prenez maintenant une société édifiée 
sur le principe de l'individualisme, ce pays, le notre. 
Le pays le plus noble dans toute l'histoire du monde. 
Le pays des entreprises les plus grandioses, 
de la plus grande prospérité, 
de la plus grande liberté. 

La société n'y avait pas été basée sur la servitude, le sacrifice, le renoncement et autres principes d'altruisme, mais sur le droit de l'homme d'aspirer au bonheur. 
A son bonheur à lui et non à celui de quelqu'un d'autre. Un but privé, personnel, égoïste. Regardez donc les résultats et faites un examen de conscience.



C'est un conflit vieux comme le monde. 
Les hommes se sont parfois rapprochés de la vérité, 
mais chaque fois ils ont échoué près du but 
et les civilisations ont disparu les unes après les autres. 

La civilisation n'est rien d'autre que 
le développement de la vie privée. 
L'existence tout entière du sauvage se déroule en public, commandée par les lois de la tribu. 
La civilisation n'a d'autre but que de libérer l'homme de l'homme.

Or, dans notre pays, en ce moment, le collectivisme, la loi des êtres de seconde zone et de second ordre, a brisé les entraves et se déchaîne. 
Il a amené l'homme a un état d'abaissement intellectuel jamais atteint sur la terre, aboutissant à des horreurs sans précédent. 

Il a empoisonné la plupart des esprits et avalé la plus grande partie de l'Europe, commence à gagner notre patrie.



... Le Discours de Howard Roark dans 'la Source Vive" - Ayn Rand